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Esopo, Europe Sociale Opportunités Portes Ouvertes

C’est ainsi que s’appelle le projet européen auquel l’INCA France va travailler dans les mois qui viennent et qui implique l’Italie, la Belgique, l’Espagne, la Slovénie et le Royaume Uni. Le lancement officiel, avec la première réunion, a eu lieu à Paris, le 16 novembre dernier.


Avec ce titre, les organisateurs ont voulu transmettre l’idée d’une Union européenne, telle une «gentille fable» d’Esope, c’est-à-dire avec un enseignement moral qui demande à être énoncé, diffusé et connu. «Comme dans toutes les fables, ce sont les personnes qui sont les véritables protagonistes en tant que porteuses de besoins diversifiés, cultures variées, expériences différentes», nous explique Italo Stellon, président de l’INCA France. «Chacune de ces diversités est aujourd’hui patrimoine de l’histoire de l’UE, faisant partie de sa richesse et de son dynamisme, ainsi que de son évolution constante et des défis qui sont de plus en plus importants dans cette mondialisation qui est la nôtre».
Un des défis majeurs de l’Europe est, comme nous le voyons tous les jours dernièrement, celui de l’Europe sociale, une entité fondée sur le bien-être de chaque personne indépendamment de sa condition (homme/femme, jeune/adulte/personne âgée, étudiant/travailleur/chômeur…). Mais si le règlement européen 883/2004 allait dans le sens de pouvoir faire valoir ses droits dans n’importe quel pays membre, la réalité doit faire face à des législations nationales différentes et, surtout, à des notions de la prestation sociale diverses et à des connaissances très disparates sur la question. De plus en plus, les travailleurs passent une partie de leur vie, professionnelle et personnelle, dans un pays autre que le leur, où ils devraient avoir les mêmes droits. Pourtant, souvent, c’est par manque d’informations – y compris dans les tranches de l’émigration dite «intellectuelle», qu’ils n’y pensent pas et donc ne peuvent pas à en bénéficier.
Esopo va travailler sur trois domaines - maladies et soins, maladies professionnelles et accidents de travail – qui touchent de manière transversale toutes les couches des populations migrantes dans leurs diverses conditions sociales et démographiques. Mis à part l’INCA-CGIL en Italie et dans les pays concernés, le projet va se prévaloir de la collaboration des syndicats locaux, notamment les OO.SS. espagnoles et slovènes. Des questionnaires, élaborés par l’IRES (Institut de Recherches Economiques et Sociales) transalpin, seront soumis en France, Espagne et Belgique à des italiens résidant dans ces pays, à des ressortissants d’autres états membres et à des ressortissants de pays tiers pour un total de 150-200 questionnaires pour chaque pays. En Italie et en Slovénie, le questionnaire va affronter la question du travail des immigrés, mais aussi celle du travail frontalier, tandis qu’en Grande Bretagne les interviewés seront tous d’origine italienne, y compris les jeunes en «mobilité temporaire».
Le travail sur le terrain et les résultats seront présentés dans un atelier transnational à Marcinelle, tristement célèbre pour un des plus grands «accidents du travail» de l’histoire de l’immigration. Les organisateurs espèrent mettre en place, sur cette base, des réseaux permanents d’information et d’animation au niveau national et transnational et d’être en mesure de proposer des actions. A suivre…

giovedì 8 dicembre 2011, di Patrizia Molteni