FOCUS IN - Chi siamo
RICERCA
Une N° 23 Un N° 22 Une N° 21 Une N°20 Une N° 19 Une N° 18 Une N° 17 Une N° 16 Une N° 15 Une 14 Une N° 13 Une N° 12

Accueil > Cultura > Teatro > Malgun de Silvia Malagugini

Malgun de Silvia Malagugini

La nouvelle création de Silvia Malagugini, présentée à la bellevilloise le 16 décembre.

Malagun © Laurence Falcetta-Vigier De la musique savante à la tradition orale, un chant de Verdi se fond en une lamentation sicilienne, ou un air de Bellini en un refrain toscan... « Malagun » retrace le parcours initiatique de la femme de l’enfance à la mort, de la maternité au deuil. Chants d’amour, berceuses, tarentelles, lamentations, Silvia Malagugini revisite le répertoire traditionnel, en nous le rendant proche, à la fois ancré et universel, intime et théâtral.
Silvia Malagugini arrive altière, habillée d’une longue robe noire, les épaules nues largement dégagées, signes contraires de sobriété, de sensualité et de rigueur. D’abord des chants simples ou doux d’une voix encore presque timide. Elle joue de fleurs qui éclairent sa tête dans un diadème, d’un petit “paravent” illuminé de rouge sang derrière lequel elle cache son visage. Derrière elle, sont projetées des images issues d’un imaginaire habité de bêtes étranges de couleurs et de formes improbables, la musique qui l’accompagne est légèrement présente, des petites touches mais petit à petit les sons montent en intensité. Et puis sa voix se fait plus forte, plus pleine, plus épanouie ou alors plus dure, presque sorcière comme sortie d’un pays lointain, du fond de notre âme secrète. La musique envahit sa voix, sa voix envahit la musique, nous submerge, faisant surgir nos émotions longtemps enfouies, interdites...Derrière les images, les couleurs défilent, des petits squelettes jouent avec notre vie, et perdu dans l’immensité cabalistique, un petit vaisseau nous rappelle que nous voguons à vue.....perdus dans nos sentiments et émotions foisonnants. Et puis silente et dolente, elle chante pleine de toutes ces passions, comme un retour au calme, empreinte de la même douceur qu’au début du spectacle mais riche de tout ce qui a été vécu.
Entre les lignes on aperçoit des visions d’une Italie brumeuse, tragique et drôle, joyeuse, légère et profonde, cultivée et ironique : nous sommes peu de chose mais, comme le dit si bien le poète : « quand le temps, avec ses ailes froides, balaye tout ; les Muses et leur chant font revivre même les déserts et l’harmonie qu’elles dégagent prend le dessus sur mille siècles de silence » (Ugo Foscolo).
Au croisement entre le concert, la pièce et l’exposition, la création de Silvia Malagugini met en valeur non seulement l’énergie des chants populaires mais aussi leur dimension onirique grâce aux étonnantes installations plastiques d’Alessandra Laneve et aux arrangements sonores de Daniele Segre-Amar.

Pour en savoir plus sur les prochaines dates :
http://www.silviamalagugini.net
http://www.danielesegreamar.net

Création, direction artistique, chant : Silvia Malagugini
Arrangements et live-electronics : Daniele Segre Amar
Plasticienne et graphiste : Alessandra Laneve

lundi 11 janvier 2010