FOCUS IN - Chi siamo
RICERCA
Une N° 23 Un N° 22 Une N° 21 Une N°20 Une N° 19 Une N° 18 Une N° 17 Une N° 16 Une N° 15 Une 14 Une N° 13 Une N° 12

Accueil > Actualités > Sur les traces de l’émigration italienne

Settimana italiana del XIII arr di Parigi

Sur les traces de l’émigration italienne

Chants et témoignages des immigrés italiens

Le projet selon Anna Andreotti :
Rien ne m’émeut plus que de découvrir les traces d’un passé inconscient, des restes de vies qui n’étaient pas destinées à rester dans nos mémoires ; des lambeaux d’actions, d’usages et de coutumes du quotidien qui, malgré les actes, les actions et les décisions de « ceux qui sont destinés à rester » dans les mémoires, marquent la vie, les lieux, le tissu humain.
Pendant dix ans de vie à Montreuil, j’ai rencontré beaucoup d’Italiens de première, deuxième et troisième génération, tous heureux de pouvoir parler, échanger, parfois seulement des bribes de dialecte que je ne comprenais pas... Ainsi sont nés les apéritifs italiens ! Parfait croisement entre la tradition française de l’apéritif et la convivialité italienne : à la fin on mange beaucoup et... on boit... beaucoup !
Bien des vies ont changé, dans la façon de penser, d’agir, de voir le quotidien, les vies de ceux qui ont immigré, mais aussi de ceux qui ont accueilli sur leur territoire cette invasion silencieuse : « Nous, on se faisait petits » comme m’a dit une pépiniériste installée dans le quartier des murs à pêches, ou comme j’ai entendu l’autre jour à un apéro : « Dans ma rue, ils était tous italiens et les deux derniers pavillons, on les appelait ‘i francesi’. ».
Ce projet est dédié à la recherche de traces enfouies dans les mémoires des Italiens et de leurs hôtes les Français : traces physiques sur le territoire (bâtiments, présence de magasins italiens....), traces émotionnelles, de coutumes et, tout particulièrement, traces musicales (chants, danses, comptines, fanfares, petites et grandes histoires....). Je ne sais pas qui on rencontrera encore, et s’il reste quelque chose à découvrir, le voyage vient juste de démarrer. Nous sommes à la deuxième étape !
Ce qui est sûr, c’est que ces années sont les dernières où ces traces peuvent encore être déchiffrées, beaucoup resteront inconscientes, intrinsèques et jamais explicitées. Le matériel humain, temporaire par essence, nous confronte à la fragilité de notre « passage sur terre », à l’inexorable horloge humaine qui nous limite dans le temps et dans l’interaction avec les autres. De cette fragilité naît l’émotion.
Anna Andreotti

SUR LES TRACES DE L’IMMIGRATION ITALIENNE
Projet dirigé par Anna Andreotti
Exposition des photographies de Veronica Mecchia

20 juin à 19h00
Mairie du XIII arr.

Salle d’attente aux mariages,
2ème étage, Place d’Italie

éntrée libre

Contacts : 06 01 80 43 27 ou par mail
Sito : www.lamaggese.fr

vendredi 3 juin 2011