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Un concert Jazz pour Amatrice

de Jacques Pauper, redacteur en chef de Couleurs Jazz

Pourquoi ?
Parce que le Jazz a la capacité
d’effacer les frontières
entre les artistes et le public.

Regardez l’interview vidéo de Nico Morelli sur Couleur Jazz

« Partout dans le monde depuis plus d’un siècle, les artistes se sont appropriés le jazz. Ils ont adopté sa spontanéité et sa liberté d’expression. Ils ont joué de sa capacité à décloisonner les genres et ses liens avec la peinture, la danse, le cinéma, la littérature, la photographie. Ils ont célébré son pouvoir à construire une musique participative et interactive », déclara madame Bokova, Présidente de l’Unesco à Paris à l’occasion de l’International Jazz Day, célébré chaque année dans le monde, le 30 avril.

Et comme madame la Présidente, nous sommes nombreux à penser que le jazz est bien davantage qu’une musique. C’est un style de vie, un outil de dialogue et même de changement social. L’histoire du jazz raconte le pouvoir de la musique à rassembler des artistes de cultures et d’horizons différents, comme levier d’intégration et de respect mutuel.

C’est le jazz qui a rythmé le mouvement des luttes pour les droits civiques aux États-Unis et ailleurs dans le monde… Aujourd’hui, là-bas, outre Atlantique, nous souhaiterions davantage de « trumpets » et moins de vent.

C’est encore à travers le jazz que de nombreux artistes-musiciens et en premier lieu le pianiste compositeur Nico Morelli ont décidé le 2 décembre prochain, d’offrir leur talent et de partager leur art, de donner gracieusement de leur temps, pour venir en aide aux victimes des terribles sinistres d’Amatrice et de sa région.

Nous aurons la chance d’assister à ce concert à l’initiative du reéseau franco-italien Italia in Rete, de notre confrère Focus In et de l’Istituto Italiano di Cultura de Paris, qui réunira un plateau de musiciens d’exception pour une soirée extraordinaire.
Car Nico, à qui il fut proposé de donner un récital dont le but est d’aider à la reconstruction du Théâtre Giuseppe Garibaldi, totalement détruit le 24 août dernier, a immédiatement suggéré de monter sur scène avec ses amis et collègues musiciens, la plupart de renom international.

Ainsi se retrouveront dans la magnifique salle de l’Hôtel de Gallifet, qui abrite l’Institut Culturel Italien de Paris, Michel Portal, saxophoniste, clarinettiste, l’une des figures légendaires les plus marquantes du Jazz, qui fête ses 80 ans cette année et qui a enchaîné comme invité d’honneur, tout au long de 2016, de très nombreux concerts événements. Nous rêvons d’avance de l’écouter improviser encore une fois aux côtés de Paolo Fresu, comme avec tous les talents réunis ce soir là.

Paolo Fresu, originaire de Sardaigne, trompettiste et bugliste possède un son unique… caractérisé par une sonorité, pleine, claire et joyeusement tranquille.
Emmanuel Bex (Prix Django Reinhardt, et Charles Cros) à l’orgue ou au piano et Mike Ladd rappeur américain pratiquant le spoken word, connu pour ses textes poétiques sont deux complices de Nico Morelli : ils signèrent tous les trois, il y a deux ans, un album très remarqué par la critique et qui reçut un « Hit » Couleurs Jazz, mérité et unanime.

Seront également présents, Roberto Ottaviano, originaire de Bari, saxophoniste de l’école Italienne, le contrebassiste leader Mauro Gargano, … un boxeur dans l’âme pour ceux qui se souviennent de son dernier album « Suite for Battling Siki ». La contrebasse, cet instrument qui est comme les battements du cœur, profond et indispensable, sera également représenté par Matyas Szandai diplômé de l’École de Budapest, l’un des bassistes les plus recherchés et qui a joué avec les grands comme Archie Shepp, David Murray, Kurt Rosenwinkel, Chris Potter, Flavio Boltro…

Et finalement nos cœurs battront à l’unisson de la contrebasse de Stéphane Kerecki, Prix du meilleur disque de Jazz délivré par l’Académie du Jazz l’année dernière, pour son album « Nouvelle Vague » un très bel hommage au cinéma.

Flavio Boltro, un des grands talents du Jazz italien : à 19 ans 1er prix de trompette classique au conservatoire de Turin, puis entre autres succès et plus tard, il est choisi par l’Orchestre National de Jazz de Laurent Cugny avant de rejoindre Michel Petrucciani et de multiplier les projets originaux en tant que leader.

Les voix, si importantes dans l’histoire du Jazz résonneront également, sur les notes du piano de Nico Morelli, comme celle de la chanteuse américaine installée à Paris Victoria Rummler (qui prépare la sortie prochaine de son nouvel album très attendu).
Michele Hendricks, chanteuse scatteuse américaine également, dans la tradition des grandes dames du Jazz telles qu’Ella Fitzgerald et Sarah Vaughan. (Nous recommandons vivement son album hommage paru il y a quelques mois et sélection Couleurs Jazz : « A Little Bit of Ella »)

Nous espérons un duo ce soir là avec le chanteur italien Gegè Telesforo ? une suggestion, un espoir…

Dans cette succession de personnalités, nous sommes impatients d’écouter Alessandro Coppola des Nidi d’Arac, groupe venu de la région des Pouilles, dont le génie créatif et l’amour pour sa terre, le Salento, ont donné vie à une recherche de contenus, inscrits dans les traditions poétiques et folkloriques du patrimoine de la culture populaire méditerranéenne. Au centre de cette musique traditionnelle, il y a la morsure de la tarentule, l’araignée mythique qui fait danser. Un thème cher à Nico Morelli qui vient de produire son duexième album « Unfolkettable II » (autre « Hit » Couleurs Jazz) inspiré de la Pizzica de sa région natale.

Un programme, varié, coloré, mélodique, sensible…Mais que serait le jazz sans la rythmique ?
André Ceccarelli, batteur leader (français !) l’un de ses plus importants représentant, sera aux baguettes. L’homme commença sa carrière musicale par le rock avec « Les Chats Sauvages » avant de donner le rythme pour tous les genres, d’Aretha Franklin, à Birelli Lagrène, en passant par Dee Dee Bridgewater, Michel Portal, Flavio Boltro…
Dans cet art, nous aurons la chance d’écouter deux rythmiciens hors pair : Antoine Banville, batteur percussionniste, un poète du genre, ainsi que venu d’Argentine, dont il garde l’accent et le cœur : Minino Garay, un géant de la percussion qui multiplie les projets artistiques les plus divers et les plus réussis, dernièrement avec Jacky Terrasson et Baptiste Trotignon (« Chimichurri » : autre album Sélection Couleurs jazz, paru il y a quelques semaines).

Et pour tous ceux qui ne le connaissent pas encore, il est important de venir écouter Nico Morelli, l’un des pianistes de Jazz les plus talentueux de sa génération.
Couleurs Jazz soutient avec toute son énergie et ses moyens, le Jazz sous toutes ses expressions et toutes ses couleurs, adhère à ses valeurs universelles de partage et de solidarité.

Solidarité pour la reconstruction de ces lieux essentiels que sont les centres culturels, les théâtres, les salles de concerts… Partout dans le monde et en particulier à Amatrice, aujourd’hui.

Couleurs Jazz
magazine digital
www.couleursjazz.fr

samedi 19 novembre 2016