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Le Dom Juan de Molière à la Comédie Italienne
La troupe VITRIOL MENTE monte sur les planches avec une mise en scène de Dom Juan ou le Festin de Pierre dans sa version intégrale du texte de Molière.
Magistralement interprétée, par des comédiens de talent. Il n’y a pas un comédien de la troupe qui ne serve l’auteur avec force, vigueur et vérité dans le personnage qu’il interprète. Ce grand classique est accueilli en cette fin d’année 2021 dans le lieu emblématique du théâtre de la Comédie Italienne 17 rue de la Gaité 75014 Paris. Gianni Corvi, le metteur en scène (italien) a vu dans ce Dom Juan de Molière un jeune homme de bonne famille, qu’interprète Frédéric Dockès, pour qui la raison de vivre est la quête permanente de sa jouissance. Vivre c’est se procurer du plaisir. Le héros utilise comme outils de sa recherche, de façon hypocritement et habilement circonstanciée, les idées naissantes des Lumières. Molière oppose à ce virtuose de la manipulation des mots et des idées qu’est Dom Juan, son maladroit valet Sganarelle, subtilement interprété par Guillaume Tavi. Chaque rencontre du road-movie, forme que Molière a donné à sa pièce hors normes pour l’époque, devient pour le héros, objet de défi aux convenances conservatrices de cette fin 17eme siècle. La quête permanente de plaisirs, Dom Juan se l’impose telle une démarche initiatique. Atteindre sa suprême jouissance est sa raison de vivre, et cela le conduit jusqu’à défier la Mort. Alors que dans l’initiation il est toujours proposé une renaissance, avec le rêve d’une vie nouvelle et meilleure, le dernier défi auquel Dom Juan fait face lui sera fatal. Revoir ou découvrir le Dom Juan de Molière sera un grand et bon moment qui ne manquera pas de vous laisser, en quittant la salle, le désir du questionnement du sens de la vie.
La presse en parle
Une question au réalisateur, Gianni Corvi Propos recueilli par Marga Auré Selon Jacques Lacan, le fantasme de Don Juan, est un fantasme féminin, car « c’est qu’il répond à ce vœu de la femme d’une image qui joue sa fonction, fonction fantasmatique qu’il y en ait un, d’homme, qui l’ait ». Je peux comprendre cette affirmation, mais ce n’est pas mon principal axe visuel de la pièce. Par ailleurs, je pense que l’interprétation lacanienne d’un Dom Juan « fantasme des femmes » est plus corrélée à la version du Don Giovanni de Da Ponte et de Mozart qu’au texte de Molière. Dans Molière, il n’y a en tout et pour tout que trois rencontres avec les femmes, contre cinq avec des hommes. Oui, les scènes de pouvoir par la séduction avec les hommes sont peut-être aussi un fantasme féminin de l’homme fort qui gagne et qui se sort de toutes situations ? C’est une vision populaire qui va dans le sens du dicton qui affirme que les femmes aiment les voyous, les bad boys. Dom Juan est un bad boy. Mon interprétation de ce texte est de mettre en valeur le côté quasi « nihiliste » du personnage. Il jouit du pouvoir sur les autres quelles qu’en soient les conséquences et sans autre but que le plaisir de gagner pour gagner. Quand les mots et la parole ne suffisent plus, il sort l’épée. Extrait de l’Interview au metteur en scène Gianni Corvi publié sur : Horizon n.66, revue de l’Envers de Paris, en publication pour Novembre 2011 |
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